Accéder au contenu principal

BBC Discount - tout ça, c'est du vent!

De retour de chez l'ingénieur thermicien qui fait les calculs pour cette maison, je vais m'attarder quelques messages sur le moyen d'avoir une température correcte sur un projet économique.

De fait, au delà des principes bioclimatiques (orientation, implantation...) trois choses sont à privilégier pour avoir un bâtiment thermiquement performant:
  • l'étanchéité à l'air
  • isolation
  • ventilation

La ventilation:
1) pourquoi ventiler? Pour renouveler l'air du logement, qui se charge, lorsqu'il est occupé, en Co2 et en vapeur d'eau.
2) comment faisait t'on avant?: Les bâtiments n'étaient pas étanches à l'air. Sur des constructions existantes, le tiers des déperditions venaient des courants d'air. Problème: on ne maitrisait pas cette quantité de courants d'air, ce qui pouvait occasionner des difficultés pour calibrer au plus juste la source de chaleur.

Trois types de ventilations, décrites ci dessous (avec le chat, maison inoccupée, avec le personnage, quand ses maîtres sont revenus)



Pour résumer, concernant les pertes en chauffage:
  1. simple flux: grosses pertes (25%)
  2. Simple flux hygrothermique: le moins de pertes, car la ventilation est induite par la présence d'occupants (en fonction de l'humidité relative de l'air)
  3. Double Flux: plus de pertes car la ventilation est égale à tout moment. Par contre, elle recycle les calories induites par la présence des occupants.

Notre choix: la double flux. La simple flux hygro, par le calcul, est meilleure, mais celui -ci valorise peu les « apports internes »: les occupants (100W), l'électroménager, l'ensoleillement passif...
Par ailleurs, la double-flux permet de répartir de façon homogène les apports liés à une source de chaleur décentrée (un poêle, par exemple), ce qui est utile dans le cas d'une maison à isolation performante: l'argent non investi dans un système de chauffage plus complexe passe dans la sur-isolation... On voit bien dans le deuxième croquis que je ne pourrai pas me passer de radiateur dans la deuxième pièce.

Enfin, l'idée de ne ventiler que partiellement les locaux et d'injecter directement de l'air froid dans les locaux donne des boutons au thermicien, qui n'est pas du genre à raisonner que par le calcul...

Et les parois? dans la post suivant...
La carcasse: dans le précédent

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Louis Aragon, les passages de l'Opéra et la Morphologie Urbaine

Quand j'ai fait mes études d'Architecte, en 50 avant Jésus Christ, (à Paris, la capitaaale, quoi!), les enseignants avaient deux marottes : Paris, justement, et la morphologie urbaine. Pour faire simple, c’est scruter les traces de la mémoire de la ville à travers de vieux plans parcellaires tout moisis, pour voir comment elle s’est constituée et pour perpétuer sa mémôôôare. Bref, des trucs dont on se contrefout aujourd'hui, quand on rase des quartiers 20 ans après leur construction ( voir article : la cité des poétes ), ou que l'on balaie des territoires entiers pour refaire du neuf à la place ( la Presqu'ile à Lyon , les Halles à Paris , l'Ilot de la Samaritaine rue de Rivoli...) . La morpho, comme on l'appelle affectueusement peut se résumer à l'étude de la sédimentation de la ville, une discipline qui intéresse sûrement quelques érudits intellos, mais pas les promoteurs... Quel rapport avec l'Opéra ou Aragon? : les pa...

Question de point de vue...

  De passage à Genève, j’ai fait mon snob et je suis allé croquer l’immeuble Clarté de Le Corbusier.   Cet immeuble, moins connu que d’autres bâtiments de la même époque, comme la Cité du refuge de l’armée du Salut à Paris (construction en acier, localisation, standing ?) est souvent décontextualisé dans les photos qui en sont diffusées, objet moderne esseulé. Une photo des plus connues, ci dessous, laisse même planer le doute d'un parvis devant la façade nord de l'immeuble:     Cette attitude n'est pas réservée à la période contemporaine puisque les photos d'époque tentaient déjà d'extraire le bâtiment de son contexte, soit par des angles de vue dont j'ai pu constater sur place qu'ils nécessitent quelques contorsions... soit en choisissant certains éléments remarquables, comme l'entrée. La réalité est tout autre L’immeuble se présente sous différents visages selon le point de vue sur place : seul et « iconique » en regardant la rue St Laurent (u...

J'adôôôre- la ville de Thiers (2)- Histoire urbaine express

Etape 0 : boutons les gueux hors de nos rempââârts! Petite histoire urbaine, à ma sauce, donc.... Etape 1: ça usine! Etape 1  : la spécialisation et le développement de l'industrie, amorcée depuis la fin de la révolution industrielle de la fin du 18 ème, étendent et densifient progressivement la ville jusqu'à des niveaux qui deviennent, après la première guerre mondiale, difficilement soutenables. Pour des grande villes comme Paris ou Lyon, on commence vaguement à réfléchir au logement social, par exemple avec la ceinture de HBM (habitations bon marché) parisienne ; mais bon, c'est encore mou. Il n'y a pas vraiment de volonté politique. Etape 2  1945-70 : après une bonne petite guerre, en 1945, les autorités politiques, mûes peut être par des scrupules (qui sait), ou par la présence des communistes pour faits de résistance dans les coalitions gouvernementales, inventent la sécurité sociale et le logement social . C'est l'occasion...